Paris (75) · données Insee RP2023
À Paris, près de la moitié des résidences principales datent d’avant 1946 et 97 % des logements sont des appartements (Insee, recensement 2023). Changer ses fenêtres y passe presque toujours par la copropriété et par la mairie. Voici ce que cela implique pour le choix des menuiseries, le budget et le calendrier.
Fenêtres Île-de-France est un service de mise en relation : votre demande est transmise à un professionnel indépendant. Nous ne posons pas de fenêtres.
Le recensement 2023 de l’Insee décrit un parc très particulier : 1,40 million de logements, dont 97,0 % d’appartements et moins de 1 % de maisons. 31,4 % des résidences principales ont été achevées avant 1919 et 17,4 % entre 1919 et 1945. Seuls 3,5 % datent de 2006 à 2020. Un logement sur trois (33,2 %) est occupé par son propriétaire, et 61,9 % des ménages sont locataires, dont 18,1 % en HLM.
| Indicateur (Paris, RP2023) | Valeur |
|---|---|
| Logements | 1 402 024 |
| Appartements | 97,0 % |
| Résidences principales achevées avant 1946 | 48,8 % |
| Propriétaires occupants | 33,2 % |
| Logements vacants | 9,9 % |
| Résidences secondaires et occasionnelles | 9,9 % |
Source : Insee, dossier complet Commune de Paris (75056), recensement 2023, publié le 27/08/2026.
Ces chiffres changent la façon d’aborder le projet. Dans un immeuble de rapport haussmannien ou un immeuble de faubourg, la fenêtre d’origine est le plus souvent en bois, à grands carreaux ou à petits bois, avec une crémone ou une espagnolette. La remplacer n’est pas qu’une question d’isolation : c’est aussi une modification de façade, regardée de près par la copropriété et par les services d’urbanisme.
Sur rue, dans l’ancien, le bois reste la solution la plus souvent acceptée : il permet de reproduire la finesse des montants, la mouluration et la partition des vitrages. Le PVC n’est pas interdit dans tout Paris, mais ses profilés plus épais modifient l’aspect de la façade et sont souvent refusés côté rue. L’aluminium à profils fins se rencontre davantage sur les immeubles des années 1960 à 1990, où il reprend l’esthétique d’origine.
Le choix du mode de pose compte autant que le matériau. La pose en rénovation sur l’ancien dormant réduit le clair de vitrage, ce qui se voit sur des fenêtres hautes et étroites. Dans les immeubles anciens, la dépose totale est souvent préférée, voire exigée par les règles de protection.
Changer la teinte, le matériau ou le dessin des fenêtres modifie l’aspect extérieur de l’immeuble. Il faut donc une autorisation votée en assemblée générale à la majorité de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965. Un remplacement strictement à l’identique est en principe dispensé de vote, mais il vaut mieux prévenir le syndic par écrit. Le détail des démarches figure dans notre guide fenêtres en copropriété à Paris.
La Ville de Paris indique qu’une déclaration préalable est en principe nécessaire pour modifier l’aspect extérieur d’un bâtiment, fenêtres comprises. Le délai d’instruction atteint souvent deux mois, car l’Architecte des Bâtiments de France est fréquemment consulté.
Trois niveaux de règles se superposent à Paris :
Les fourchettes de notre guide des prix (relevé octobre 2026) servent de base : 300 à 900 € posée pour une fenêtre deux vantaux en PVC, 600 à 1 200 € en aluminium, 800 à 1 500 € en bois. À Paris, le budget glisse vers le haut de ces fourchettes pour des raisons concrètes :
| Projet parisien type | Budget indicatif posé |
|---|---|
| Studio, 2 fenêtres PVC côté cour, pose en rénovation | 1 000 à 1 800 € |
| Deux-pièces haussmannien, 3 fenêtres bois sur rue, dépose totale | 3 000 à 5 700 € |
| Quatre-pièces, 5 fenêtres bois à petits bois | 5 000 à 9 500 € |
Estimations construites à partir des fourchettes unitaires relevées en octobre 2026, hors aides. Seul un devis après prise de cotes fait foi.
Sur les boulevards et les grands axes, le gain acoustique pèse souvent plus que le gain thermique dans la décision. Un vitrage feuilleté acoustique ou asymétrique et une pose soignée font la différence ; notre page isolation phonique détaille les indices à demander. Sous les toits, une protection solaire extérieure compatible avec la façade limite la surchauffe, très sensible dans les étages élevés.
Un devis fiable pour un appartement parisien suppose une visite sur place. Avant le rendez-vous, rassemblez quelques éléments qui évitent les mauvaises surprises :
Demandez à l’entreprise de préciser sur le devis le mode de pose, la reprise des embrasures et des peintures, l’évacuation des anciennes menuiseries et les performances (Uw, Sw et, en cas de bruit, Rw+Ctr). Ces lignes permettent de comparer deux devis sur la même base.
Depuis le 1er septembre 2026, les fenêtres ne sont plus financées par MaPrimeRénov’ par geste pour les nouvelles demandes (décret n° 2026-822 du 25 août 2026). Restent la TVA à 5,5 % si les performances minimales sont atteintes (Uw ≤ 1,3 et Sw ≥ 0,3 pour une fenêtre), la prime CEE pour le remplacement d’un simple vitrage, l’éco-prêt à taux zéro et MaPrimeRénov’ en rénovation d’ampleur. Pour une rénovation globale de copropriété, l’Agence parisienne du climat oriente gratuitement les syndics et les conseils syndicaux. Le détail est sur notre page aides 2026.
Informations générales qui ne constituent pas un avis juridique. Sources : Insee RP2023 ; paris.fr (10/09/2026) ; loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 ; décret n° 2026-822 du 25 août 2026.
Insee RP2023, prix relevés en octobre 2026.
Pas partout, mais très souvent : une grande partie de Paris se trouve aux abords d’un monument historique. Dans ce cas, la déclaration préalable est transmise à l’Architecte des Bâtiments de France, dont l’avis est conforme en cas de covisibilité avec le monument.
Souvent 4 à 6 mois : le temps d’inscrire le projet à l’assemblée générale, environ deux mois d’instruction de la déclaration préalable, puis 8 à 12 semaines de fabrication, davantage pour du bois sur mesure.
Non sans l’accord écrit du propriétaire, qui devra lui-même obtenir les autorisations de la copropriété et de la mairie. Vous pouvez en revanche lui signaler des menuiseries dégradées ou qui ne ferment plus.
Rarement sur une façade ancienne visible de la rue : c’est l’épaisseur des profilés qui pose problème, plus que la couleur. Côté cour, la question se règle au cas par cas avec la copropriété.